Goma en proie aux flammes : l’incendie de la prison de Munzenze et ses conséquences environnementales

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Goma en proie aux flammes : l’incendie de la prison de Munzenze et ses conséquences environnementales

 

La ville de Goma, située à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), a récemment été le théâtre d’événements dramatiques. L’offensive du groupe rebelle M23 en janvier 2025 a plongé la ville dans le chaos, entraînant des affrontements violents, des déplacements massifs de populations et des destructions d’infrastructures. Parmi les incidents les plus marquants, l’incendie de la prison centrale de Munzenze a eu des conséquences dévastatrices.

L’incendie de la prison de Munzenze

Le 26 janvier 2025, alors que les combats faisaient rage à Goma, un incendie s’est déclaré à la prison centrale de Munzenze. Selon des sources locales, l’établissement, qui abritait environ 3 000 détenus, a été entièrement ravagé par les flammes, entraînant une évasion massive de prisonniers. Les causes exactes de l’incendie restent incertaines, mais les tensions liées à l’offensive du M23 ont probablement contribué à cette tragédie.

Les autorités locales ont rapporté , des pertes en vies humaines, des viols ont eu lieu au cours ce cette tragédie,bien que le bilan précis ne soit pas encore disponible. Les habitants, ainsi que les proches des prisonniers, attendent toujours des informations claires sur les victimes.

Risques de multiplication des incendies

La situation sécuritaire précaire à Gomaa Pourrait augmenter le risque de nouveaux incendies. Les combats urbains, les bombardements et les actes de sabotage peuvent facilement provoquer des incendies, surtout dans une ville où de nombreuses habitations sont construites en matériaux inflammables. De plus, la destruction des infrastructures électriques et l’absence de services de secours efficaces exacerbent ces dangers.

Les précédents incidents, comme l’incendie de la prison en 2012 lors d’une précédente offensive du M23, illustrent la vulnérabilité de la ville face à de tels sinistres. Dans ce contexte, l’extension des zones de conflit à d’autres quartiers de Goma pourrait rendre le contrôle des incendies de plus en plus difficile.

Conséquences sur l’environnement et le climat

Les incendies de grande ampleur libèrent d’importantes quantités de gaz à effet de serre, notamment du dioxyde de carbone (CO₂), ayant un double effet nocif.. contribuant ainsi au réchauffement climatique. En 2020, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a rapporté que les incendies mondiaux ont été responsables de 8% des émissions annuelles de CO₂ ,et entre 2023-2024 , libère 8 milliards de tonnes de CO2 dans le monde .

Bien que les incendies urbains n’aient pas un impact aussi global que les feux de forêts, ils contribuent néanmoins à l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Toutefois, leur impact direct sur la couche d’ozone reste limité. La couche d’ozone, située dans la stratosphère, est principalement affectée par des substances telles que les chlorofluorocarbures (CFC) et les halons, qui la dégrade à 20% et qui ne sont pas majoritairement émis lors des incendies urbains.

Selon le rapport de l’ONU sur le climat, la couche d’ozone a montré des signes de rétablissement ces dernières années grâce aux efforts internationaux. Toutefois, certains événements extrêmes, comme les méga-feux, comme les incident de Los Angeles, peuvent perturber temporairement l’ozone en injectant des particules et des gaz dans la stratosphère.

Perspectives selon l’ONU et les climatologues

Les Nations Unies et les climatologues s’accordent à dire que les incendies urbains, bien que destructeurs localement, ont un impact limité sur le climat global et la couche d’ozone. Cependant, les experts avertissent que si de tels incidents se multiplient et s’intensifient, ils pourraient entraîner une augmentation significative des émissions de gaz à effet de serre.

L’ONU a indiqué que si la fréquence des incendies continue d’augmenter dans des zones comme Goma, cela pourrait contribuer à un réchauffement climatique accéléré dans la région. Une étude des Nations Unies sur les incendies urbains a révélé qu’une augmentation de la fréquence des incendies dans des zones à risque pourrait entraîner une hausse des émissions de CO₂  sur une période de 5 à 10 ans.

Note sur les pertes humaines

Au-delà des considérations environnementales, il est impératif de reconnaître et de rendre hommage aux vies perdues lors de cet incendie et de cette offensive du M23 .Chaque victime représente une tragédie personnelle et collective, rappelant la nécessité de protéger les populations civiles en temps de conflit.

Ces pertes humaines soulignent l’importance de renforcer les mesures de sécurité dans les zones à risque et de protéger les infrastructures essentielles dans les zones de guerre.

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